Défense des libertés.

Droit à la scolarisation de tous les enfants : maintenant ça suffit.

Dés la rentrée, avec RESF, la FSU donnait l’alerte sur les conditions de scolarisation impossibles faites aux familles relevant de l’hébergement d’urgence (le 115), placées une semaine à Moulins, une semaine à Montluçon, une semaine à Vichy.

Nous espérions un résultat rapide, conforme aux obligations du service public. Deux courriers intersyndicaux ont à ce jour été envoyés à la Directrice Académique, cependant que RESF demande à être reçue par le préfet, lequel se trouve depuis mi-septembre être un nouveau préfet.

Voici le tract de RESF qui sera notamment diffusé ce dimanche 23 octobre de 11h 30 à 12h sur le marché de Moulins, place d’Allier :

20161015_resf_tract-scolarite_couleur

L’Allier et la FSU de l’Allier seront représentés au rassemblement appelé ce même dimanche 23 octobre au Mézenc, haut lieu entre Haute-Loire et Ardèche, pour protester contre la politique « anti-migrants » du président de la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes :

http://www.lacimade.org/agenda/appel-du-mezenc-le-23-octobre-a-11h00-les-estables-43/

Si la situation inadmissible du « 115 » dans l’Allier n’est pas réglée, nous serons conduits à intervenir et à appeler à agir à son sujet dans et à l’occasion des réunions d’instances de l’Education nationale qui s’annoncent pour le mois de novembre

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Droit à l’école pour TOUS les enfants, suite.

Suite au courrier envoyé le 4 septembre la DASEN nous a répondu le 20 que « les écoles publiques sollicitées assument leur mission d’accueil des enfants soumis à l’obligation scolaire » mais que « les familles ont des difficultés à assurer l’assiduité de fréquentation de l’école indispensable à la scolarisation de leurs enfants », et que, « Souhaitant, comme vous, que tout enfant puisse accéder à l’Ecole », elle « reste vigilante à la gestion de ce public fragile ».

Les syndicats CGT-Educac’tion, FNEC-FP-FO, FSU, SGEN-CFDT, SUD-Education, UNSA-Education et les parents d’élèves FCPE ont répondu ceci :

Prenant bonne note de votre vigilance quant à la « gestion de ce public fragile », nous attirons votre attention sur le fait que cette fragilité se trouve accrue par les déplacements incessants dans les trois villes du département, cause importante des difficultés des familles à assurer l’assiduité scolaire de leurs enfants.

   Nous nous permettons donc de solliciter de la part des services de l’Education nationale une intervention auprès des organismes et institutions concernées pour leur signaler cette situation et qu’il y soit remédié, ce qui, pour nous, ne devrait souffrir aucun délai.

Le congrès départemental de la FCPE de l’Allier, réunissant des délégués parents d’élèves de tout le département ce vendredi 23 septembre à Cosnes d’Allier, a adopté la motion suivante, communiquée à la presse (le SE-UNSA 03 nous fait savoir qu’il s’y joint) :

Les participants au congrès départemental de la FCPE de l’Allier réunis le 23 septembre 2016 et les personnalités, élus et représentants syndicaux invités :

  -demandent solennellement aux services d’hébergement d’urgence de l’Allier, pour que tous les enfants puissent être scolarisés, de mettre fin au déplacement incessant des familles logées par le 115 sur Moulins, Montluçon, Vichy.

  – demandent à Mme a DASEN d’intervenir en ce sens pour que que la convention internatonale des droits de l’enfant et le code de l’éducation soient respectés.

 Signé : les congressistes FCPE, le Réseau Education Sans Frontières, les syndicats CGT-Educac’tion, FSU, SGEN-CFDT et SUD-Education, et les élus suivants : Bernard Pozzoli, conseiller départemental, Nicolas Brien, député suppléant de Montluçon, Jean-Louis Périchon pour l’Association des Maires Ruraux, Yves Gaudin, maire de Maillet, Marie Carré pour la municipalité de Cosnes d’Allier, Serge Thévenin, maire de Vieure, Thierry de Lamarlière, maire de Louroux-Hodement.

Un nouveau préfet vient d’arriver dans l’Allier. Il est plus que temps que cette situation prenne fin.

Même question dans le Puy-de-Dôme (sauf que là on ne peut pas ballader les gens sur Moulins-Montluçon-Vichy ! ) : 110

Des enfants privés de rentrée dans l’Allier (bulletin n°27 de RESF).

Nous avons publié le 4 septembre la lettre des syndicats dont la FSU, et des parents d’élèves FCPE, à Mme la DASEN demandant que le service public assume ses obligations, alors que des enfants ne peuvent être scolarisés en raison du choix politique inhumain de faire tourner leurs familles, logées au 115, d’une ville à l’autre chaque semaine :

https://fsu03.wordpress.com/2016/09/05/lecole-un-droit-pour-tous-les-enfants-une-obligation-pour-le-service-public/

Nous sommes maintenant le 18 septembre et la réponse se fait attendre [ajout 20 septembre : Mme la DASEN a répondu aux syndicats et à la FCPE, nous y reviendrons prochainement]. L’Allier est entre deux préfets, l’un partant, l’autre arrivant, ce qui ne saurait évidemment justifier cette situation !

Le bulletin ci-dessous de RESF Allier, n° 27, revient sur cette situation qui doit cesser sans délai.

lettre-n27-mireille-michel

 

L’école, un droit pour TOUS les enfants, une OBLIGATION pour le service public.

Voici un courrier commun remis ce jour à l’Inspection d’Académie.

 

Moulins, le 4 septembre 2016,

Les syndicats CGT-Educac’tion, FNEC-FP-FO, FSU, SGEN-CFDT, SUD-Education, UNSA-Education et les parents d’élèves FCPE,

A Mme la Directrice Académique de l’Education Nationale,

Madame,

Nous avons été saisis du fait que des enfants ou jeunes, dont les familles sont présentement accueillies dans la structure d’hébergement d’urgence (le 115), se trouvent de fait dans l’impossibilité d’être scolarisés, car leur hébergement « tourne » tous les 5 jours, de Moulins à Montluçon, de Montluçon à Vichy, de Vichy à Moulins, et ainsi de suite. Les familles de ces enfants ou jeunes sont suivies par l’ensemble des associations suivantes : RESF, le MRAP 03, Pas de toi sans toit (Moulins), Cimade …

Il s’agit, en cette rentrée, de 6 familles et de 13 enfants ou jeunes de diverses nationalités, relevant de l’Education nationale, sans préjuger du nombre de ceux dont l’existence ne serait pas encore connue.

Nous vous demandons donc d’intervenir en urgence pour que la mission du service public de l’éducation , de scolarisation de tous les enfants (article L-131-1 du Code de l’Education) puisse s’exercer sans délais.

Veuillez agréer l’expression de notre attachement au bon fonctionnement du service public d’éducation.

Montluçon : la FSU doit avoir un local !

Comme on le sait, la municipalité de Montluçon a décidé de « faire payer les charges » aux syndicats logés dans des locaux lui appartenant, mettant fin à un progrès démocratique et social d’un siècle. Il a fallu de nombreuses interventions pour qu’une intersyndicale, dont la FSU, soit reçue le 11 mars dernier. Dans notre compte-rendu, nous écrivions alors :

« Nous avons été surpris de découvrir le caractère hasardeux, pour ne pas dire folklorique, des modes de calculs des dites « charges », envisageant par exemple de faire payer l’eau à la FSU qui n’a pas l’eau. Les indications données par M. Momcilovic : on ne fera pas de travaux de rénovation sauf à faire payer carrément des loyers, on peut vendre les locaux, la loi NOTRE (réforme territoriale) peut interdire qu’une municipalité loge des syndicats départementaux … sont extrêmement négatives. »

Une délégation, comprenant aussi la FSU, a ensuite été reçue par le sous-préfet qui a annoncé une médiation dont on n’a plus de nouvelles depuis.

Nous terminions ainsi notre compte-rendu : la FSU de l’Allier devra-t-elle  « demander au principal employeur des personnels que nous représentons, l’Education nationale, qui se distingue entre tous les secteurs de la fonction publique par le peu de moyens matériels qu’il attribue aux organisations syndicales, de nous loger enfin, chez nous en quelque sorte ? »

A Montluçon, nous en sommes là en cette rentrée. N’acceptant pas, pour des raisons de principe, la décision municipale, et après avoir participé aux initiatives unitaires notamment avec la CGT et avec FO – et en y associant Solidaires qui n’avait pas alors de local – la FSU de l’Allier a quitté son local de la rue des Conches à la fin de l’année scolaire 2015-2016.

Bien entendu, la FSU, fédération unitaire des personnels de l’enseignement public et de larges secteurs assumant des missions de service public, doit avoir un local sur le bassin de Montluçon, en raison de son rôle, de sa représentativité, de sa place dans l’unité d’action syndicale, de ses nombreux syndiqués sur le secteur, et des actions immédiates qu’elle va mener, contre la réforme du collège, contre la loi « travail », pour une offre de formation publique répondant aux besoins réels sur l’ensemble du bassin de Montluçon-Commentry, doit avoir un local sur ce bassin !

Nous allons donc nous tourner publiquement vers notre principal employeur, l’Education Nationale, sans exclure la recherche d’autres solutions.

Et nous réaffirmons notre soutien aux syndicats affiliés à la CGT et à FO qui n’acceptent pas la situation que l’on est en train de nous faire, à tous.

Le 31/08/2016.

Ce que nous défendons.

« Telle elle est la rétribution du peuple criminel qu’est le peuple français qui n’hésite pas à descendre dans la rue pour son ventre, pour son contrat de travail ».

Cette phrase provient de la seconde vidéo diffusée par Daesh depuis le massacre du 14 juillet à Nice.

Code du travail, sécurité sociale, services publics, laïcité, démocratie. Oui, nous nous battrons pour cela. Jusqu’au bout.

C’est le ventre, c’est l’esprit, c’est l’avenir.

Le 8 septembre pour l’abrogation de la réforme du collège, le 15 septembre pour l’abrogation de la loi El Khomri.

Amis syndiqués, collègues, camarades, prenez un maximum de forces !

Attentat à Nice

 

vendredi 15 juillet 2016

La FSU condamne avec force l’attentat ignoble commis hier soir à Nice, jour de fête nationale.

Elle présente ses condoléances aux familles et aux proches des victimes touchées par ce drame et leur exprime toute sa solidarité.

Un tel acte de violence qui a coûté la vie à plus de quatre-vingt femmes, hommes et enfants suscite à la fois émotion, profonde tristesse et colère.

Face à l’horreur et l’atrocité, nous sommes plus que jamais déterminés à défendre, contre toutes les barbaries, la solidarité, la fraternité et la liberté, valeurs essentielles qui fondent le vivre-ensemble et la démocratie.

Conseil Départemental de l’Education Nationale du 29 juin 2016.

Loi « travail », libertés publiques, réforme du collège, fermetures de classes imposées durant l’année écoulée, menaces de regroupements d’écoles à Commentry et Montluçon … : autant de sujets qui n’étaient pas à l’ordre-du-jour de ce cernier CDEN de l’année scolaire, que nous avons donc abordés dans une déclaration préalable qui, pour nous, n’est pas un rituel, mais une étape vers nos prochaines interventions :

Lors du CDEN du 16 décembre 2015, la FSU Allier avait dans une déclaration préalable mis en garde « les pouvoirs publics et l’exécutif contre la tentation de régler les graves questions sociales auxquelles notre pays est confronté par des solutions autoritaires. « 

Nous étions déjà alertés mais nous ne croyions malheureusement pas si bien dire.

Mais avant d’en venir à la situation politique et sociale alarmante du moment présent, liée à la loi que l’on désigne couramment du nom de la ministre du Travail, nous voudrions souligner l’unité des problèmes rencontrés dans la fonction publique et dans l’enseignement public, relativement à cette situation.

En effet, les réformes accumulées ces dernières années, que l’on devrait plutôt appeler des contre-réformes, ont toutes mis à mal les principes républicains d’égalité devant la loi, devant l’impôt et devant le service public, et ont progressivement fait de la volonté de dialogue social officiellement affichée, une tentative de passer en force, tout en entendant faire des organisations syndicales d’une part, des élus locaux d’autre part, des courroies de transmission, et en les accusant d’être des fauteurs de désordre s’ils ne s’alignent pas.

Depuis la réforme dite des rythmes scolaires, qui a mis à charge des communes, dans des conditions inégalitaires, la question sociale du temps des enfants hors classe, à la réforme dite du collège, qui nous prépare une rentrée agitée, en passant par la réforme territoriale, conférant un pouvoir réglementaire aux présidents de Régions, et fusionnant notre ancienne Région dans un ensemble centré sur la métropole lyonnaise, et par delà les très nombreuses incohérences, une logique commune est à l’oeuvre : celle de la dévolution de missions de services publics à des pouvoirs locaux – qui parfois, comme les maires, n’avaient rien demandé -, et de la dérogation aux droits communs à tous.

La réforme dite du collège, en particulier, instaure l’inégalité dans l’offre de formation entre établissements par le biais des nombreuses fluctuations d’horaires locales, tout en réduisant encore les horaires des disciplines. Au moment où se tient ce CDEN, des collègues, notamment dans le secteur de Montluçon, font grève lors des corrections du brevet. La FSU leur apporte son soutien.

Dans notre département, l’historique déjà riche de rebondissements de la convention sur les écoles, depuis son lancement en septembre 2014, illustre bien cette méthode qui, partant de l’affirmation d’une volonté de dialogue, aboutit à vouloir associer de gré ou de force les élus à une politique qui vise aux regroupements des écoles, et qui à moyen terme « justifiera » des suppressions de postes.

Il s’est avéré en effet que la mise en oeuvre de la convention contractualisant entre Etat et élus les questions de carte scolaire, a commencé par de nombreuses fermetures de classe, avec un solde de -14, favorisant notamment des regroupements d’écoles dans les secteurs urbains.

La double cible, ce sont les petites écoles rurales et à travers elles le tissu des communes, mais aussi les écoles de quartiers dans les villes.

Récemment, le maire de Commentry et l’IEN de circonscripton ont, ensemble, préconisé face aux parents mécontents un regroupement d’écoles qui conduirait à la rentrée 2018 à la fermeture de l’école Pourcheroux. Et la mairie de Montluçon a annoncé la fermeture de l’école Elsa Triolet pour la rentrée 2017.

Le fait que la concertation entre municipalité et services de l’Education nationale soit apparemment absente dans ce dernier cas, à la différence de Commentry, ne change rien à la logique commune de regroupements, qui sera, si elle s’applique, suivie des suppressions de postes et réductions de moyens.

Mais cette différence a une autre explication : la mairie de Montluçon entend installer un établissement privé diocésain d’hôtellerie-restauration dans les locaux de l’école Elsa Triolet, cela alors même que les personnels du LP public de Commentry souhaitent une telle ouverture, et que Mme le Recteur, questionnée par les représentants de la FSU au CAEN d’avant-hier, à déclaré n’avoir reçu aucune demande d’ouverture dans ce secteur à ce jour sur le secteur de Montluçon-Commentry.

Politique publique de regroupements d’écoles, anticipation de celle-ci par certains maires, ouvrent aussi des possibilités de petits cadeaux entre amis en direction du privé (et des fonds et moyens publics vers le privé). Ce sont au contraire les besoins sociaux en offre publique de formation de la maternelle au supérieur qui devraient être redéfinis et défendus à l’échelle d’un tel bassin.

Le contenu de toutes ces politiques pourrait s’appeler, bien que l’on soit dans le secteur public et dans l’Education nationale, « inversion de la hiérarchie des normes », ce qui n’a d’ailleurs rien à voir avec la liberté locale, et conduit tout le monde à s’aligner sur l’économie maxima de moyens.

La loi dite « El Khomri » pousse, dans le monde de l’entreprise, cette logique d’inversion jusqu’au bout en faisant passer l’accord d’entreprise avant l’accord de branche, et même, aux termes de son ahurissant article 1, en prévoyant que des « limitations » aux « libertés et droits fondamentaux de la personne » peuvent être justifiées par « les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise ».

La tentation autoritaire découle logiquement, hélas, d’un tel contenu !

Au jour où se tient ce CDEN, le gouvernement semble avoir renoncé à mettre ouvertement fin au droit de manifester, qui découle de la liberté d’expression, l’un de ces droits fondamentaux. Toutefois, le blocage des accès à la manifestation parisienne d’hier 28 juin, l’empêchement de nombreuses personnes de s’y rendre, l’encerclement de la bourse du travail de Paris et la consigne manifestement donnée aux préfets dans tout le pays de ne pas recevoir les syndicats, sont autant d’éléments qui pourraient indiquer que la tentation du coup de force est toujours présente au sommet de l’Etat.

. Tout au contraire l’impasse actuelle ne saurait être franchie que par le retrait de la loi El Khomri, ainsi que par la suspension de la réforme dite du collège et la reprise de libres négociations à tous les niveaux.

Faute de quoi les mouvements sociaux se poursuivront, notamment à la rentrée prochaine.

Manifestation départementale le 28 juin.

Pour le retrait de la loi El Khomri,

Pour la défense des libertés démocratiques,

La FSU appelle à manifester avec la CGT, FO, Solidaires, l’UNEF et l’UNL.Elle appelle notamment les personnels de l’enseignement public à être là, aux côtés des confédérations, dans l’intérêt général du salariat et aussi parce que l’ « inversion de la hiérarchie des normes » de la loi El Khomri se retrouve dans les attaques portées contre le service public telles que la « réforme » du collège, contre laquelle des collègues avec le soutien du SNES-FSU sont à nouveau mobilisés lors du brevet.

RASSEMBLEMENT A MOULINS PLACE D’ALLIER 15 H.

La manifestation se rendra à la préfecture remettre les votations sur la loi « travail ».

Retrait de la loi El Khomri, défense des libertés.

Voici le tract intersyndical (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL) Allier appelant aux journées du jeudi 23 juin et du mardi 28 juin, appelant notamment au rassemblements à 17h à Moulins, Montluçon et Vichy le 23 juin et à la manifestation départementale à la préfecture le 28 juin :

tract intersyndical 23 et 28 juin 2016

De plus, comme nous l’avons dit lors de la conférence de presse de ce lundi 20 juin, il s’agit aussi, maintenant, de manifester pour le droit de manifester, pour la liberté d’expression, pour les libertés démocratiques.

http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2016N48903