Pour l’école publique, non aux regroupements.

Le samedi 28 mai dernier, une délégation du Collectif départemental pour la défense de l’école publique s’est rendue au congrès départemental des DDEN (Délégués Départementaux de l’Education Nationale) pour distribuer une adresse aux associations de maires de l’Allier leur disant : retirez votre signature de la « convention école » dont l’application veut déjà dire : 20 fermetures de classes et 14 classes en moins à l’arrivée :  https://fsu03.wordpress.com/2016/05/26/adresse-aux-associations-de-maires-de-lallier/

Les présidents départementaux de l’Association des Maires et de l’Association des Maires ruraux, ainsi que Mme la DAESEN, dont les présences étaient annoncées (et traditionnelles à un congrès de DDEN) ne sont pas venus. Notre délégation a discuté avec plusieurs DDEN confrontés, eux aussi, à la territorialisation de l’école qui voudrait dire leur propre diminution numérique par regroupements.

L’actualité de cet enjeux a été confirmée, quelques jours plus tard, le vendredi 3 juin, à Commentry, où s’est tenue une réunion publique houleuse à l’initiative de la municipalité : la baisse démographique étant jugée inéluctable et, en fait, anticipée voire planifiée, par l’administration, les regroupements d’écoles doivent continuer et il est question de fermer l’école Pourcheroux, à l’horizon de la rentrée 2018, en remplissant jusqu’à 28 élève par classes l’école Busseron.

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Cette réunion fut une leçon de choses : elle a opposé clairement l’immense majorité des quelques 70 participants, parents d’élèves, personnels de l’école publique, au bloc formé par le représentant de l’Etat, l’Inspecteur de circonscription M. Lépineux, et par le maire appartenant à l’opposition de droite, M. Riboulet, unis pour la mise en oeuvre de la politique gouvernementale que, rappelons-le, Mme la DAESEN avait ainsi résumée dans la Semaine de l’Allier du 25 février dernier : « On peut dire que les retraits sur l’urbain sont le premier acte de la mise en oeuvre de la convention. »

Les parents et les habitants des quartiers concernés ne comptent pas en rester là. Pas plus que les habitants de Broût-Vernet n’acceptent la suppression d’une classe. Le SNUIPP-FSU, la FSU départementale et l’ensemble du Collectif maintiennent la revendication d’annulation de toutes les fermetures.

Regroupements, fermetures de classes, suppressions de postes à court terme « convention » ou pas, projets territoriaux inégalitaires de par les « rythmes scolaires » et, bientôt, le big bang destructeur de la « réforme du collège » … tout cela, pour employer un terme à présent connu, c’est bien « l’inversion de la hiérarchie des normes » comme dans la loi El Khomri : le pouvoir local mettant en oeuvre l’alignement par le bas, ici en matière de service public, et du plus important de tous, l’école.

Un Conseil Départemental de l’Education Nationale est convoqué le mercredi 29 juin à 10h à la Préfecture (Moulins).

 

 

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