Mois: mai 2016

Manifestation nationale le mardi 14 juin.

Suite à l’intersyndicale départementale de ce jour :

Le 14 juin, il y aura des trains, au moins pour la manifestation centrale exigeant la démocratie, c’est-à-dire le retrait de la loi El Khomri qui prétend fait passer la loi de l’entreprise devant la loi.

La FSU invite ses syndiqués et les personnels qu’elle représente à s’inscrire sans attendre pour être dans le train Clermont-Vichy-Moulins-Paris et retour, horaires précis et modalités tarifaires n’étant pas encore connus. Nous contacter au 06 79 61 68 40 ou au 04 70 97 09 70.

CGT et FO prévoient au moins trois cars chacun de l’Allier. Sur Montluçon les syndiqués et personnels FSU sont invités à s’inscrire dans ces cars (horaires précis et modalités tarifaires non encore connus là non plus).

Le jeudi 2 juin lancement de la votation citoyenne de masse contre la loi El Khomri et actions de solidarité avec la grève des raffineries, des cheminots et d’autres secteurs (Montluçon place Piquant 10h-12h et rd-point de Renaud rue Pasquis 12h-14h).

Et rappelons la position adoptée par notre Conseil départemental FSU le 25 mai dernier :

Les ouvriers des raffineries ne nous prennent pas en otages, ils nous représentent. Gouvernement, patronat, droite et extrême-droite en appellent à la force, à la réquisition, et d’ores et déjà ont provoqué de nombreuses violences. Ce sont eux qui sont la minorité qui bloque. S’ils devaient franchir une étape nouvelle dans leur escalade, provoquant des drames ou tentant la réquisition, alors la place des personnels de l’enseignement public serait d’être, quelle que soit la date, en grève et au premier rang pour la défense des libertés.

 

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Un toit, une école, des papiers.

Un toit, une école, des papiers : ce programme démocratique et humain élémentaire représente, en 2016, l’objectif pour lequel agit RESF, le Réseau Education Sans Frontières, dont la FSU est partie prenante au niveau national et départemental.

Le week-end des 4 et 5 juin RESF vous invite :

-Samedi 4 cercle de silence 16h parvis de l’église St-Louis à Vichy.

-Samedi 4 20h 30 concert au Guingois à Montluçon.

-Dimanche 5 juin 11h 30 place d’Allier Moulins.

-Dimanche 5 15h 30 concert musique classique àYzeurespace.

Plus tard en juin, des conférences-débats seront organisés avec la Ligue des Droits de l’Homme, Amnesty International, la CIMADE, le MRAP et le CCFD- Terre Solidaire.

Ci-joint le dernier bulletin de RESF 03 qui détaille ces initiatives :

Lettre25

Loi « travail » : le compte personnel d’activité, piège !

Le délégué SNAC-FSU, Syndicat National de l’Action Culturelle (personnels culturels de l’Etat et des collectivités territoriales et métiers culturels et artistiques) de l’Allier nous communiqué la position de son syndicat sur le Compte Personnel d’Activité (CPA).

Le CPA est souvent présenté comme ce qui, malgré tout, mériterait d’être sauvé dans la loi « El Khomri ». Or sa logique, comme son nom l’indique d’ailleurs, est bien celle de l’individualisation des droits contre les droits collectifs, comme le reste du projet de loi. De plus, c’est l’un des points de ce projet qui pourrait très rapidement être transposé aux fonctionnaires.

RETRAIT  de toute la loi « travail », voila la position syndicale et réformiste responsable !

Le SNAC-FSU reprend la motion de la section départementale 67 concernant le CPA.

L’article 23 du projet de Loi Travail autorise le gouvernement à créer le compte personnel d’activités (CPA). Si les salariés du privé seront touchés dès le 1er janvier 2017 par sa mise en place, le gouvernement pourra l’imposer aux agents de la fonction publique par ordonnance. Le choix de la procédure n’est pas anodin. Le gouvernement aura ainsi toute liberté pour en définir précisément le contenu.

Même si les contours et modalités du CPA ne sont pas encore arrêtés, la communication du gouvernement à son sujet permet d’en dessiner les grandes lignes.

Pour la ministre, c’est avant tout « un bel outil de mobilité pour la fonction publique » (mobilité à l’intérieur d’un versant, entre versants et vers le secteur privé), « un instrument pour favoriser les passerelles entre les métiers ».
L’institution gouvernementale France Stratégie justifie la création du CPA par la nécessité de « transformer plus profondément encore la protection sociale (…) à la hauteur des transformations du monde du travail ».

Avec le CPA, chaque salarié sera individuellement « porteur de droits », inscrits sur un compte personnel, libellé en points. Avec le CPA, c’est donc la fin des garanties collectives protectrices pour les salariés car, désormais, ce ne seront plus les conventions collectives ou les statuts qui génèreront les droits des salariés. C’est l’institutionnalisation de l’individualisation des droits : droits à la formation professionnelle, à la santé au travail, à la prévention de la pénibilité. Aujourd’hui, certains corps de fonctionnaires bénéficient d’une retraite anticipée. Une prise en compte individuelle de la pénibilité signifie apprécier au cas par cas si les fonctions exercées par l’agent ont été pénibles ou non. Ce n’est donc plus une garantie applicable à l’ensemble des personnels mais une gestion individualisée des droits.
L’article 23 instituant le CPA est au cœur de la logique de la Loi Travail qui vise à l’individualisation généralisée des droits et à l’explosion des garanties collectives. La FSU est opposée à un tel projet de société. C’est pourquoi elle a exigé le retrait du projet de la Loi Travail.

Le SNAC-FSU est opposé à tout dispositif reposant sur l’individualisation des droits, entrant en contradiction avec le statut. Le SNAC-FSU entend défendre et promouvoir, par tous les moyens, les garanties collectives et les protections sociales les plus élevées possibles pour chaque salarié.

Devant le coup de force du gouvernement qui n’hésite pas à utiliser le 49.3 pour faire passer la loi, l’exigence de lui imposer le retrait de la Loi Travail reste entière. La FSU poursuit et amplifie la lutte jusqu’au retrait de la Loi Travail, dans l’unité la plus large possible.

 

http://snac.fsu.fr/

 

Adresse aux associations de maires de l’ Allier.

Collectif départemental de défense de l’école publique constitué à Broût-Vernet le 3 mars 2016 avec des citoyens et des parents d’élèves, en présence de représentants des mairies de Broût, St-Yorre, Escurolles, le Mayet d’Ecole, Gannat, avec les syndicats de l’enseignement public affiliés à la FSU, à FO, à SUD et à la CGT et avec la FCPE de l’Allier,

A l’attention de :
L’Association des Maires
L’Association des Maires Ruraux
Vous avez la RESPONSABILITÉ DÉMOCRATIQUE de RETIRER VOTRE SIGNATURE de la convention « Ecole » dans l’Allier.

Repoussée en janvier 2015, et finalement adoptée en novembre 2016, la convention a fait
apparaître sa fonction véritable avec la carte scolaire 2016 :
20 fermetures de classes
avec un solde de 14 classes en moins dans notre département.

Elle ne répond donc absolument pas au besoin démocratique d’une discussion entre l’Etat, les élus, les personnels et les usagers du service public scolaire, nécessaire pour anticiper les besoins. C’est à l’inverse l’accentuation de la logique de regroupement dans de grosses
écoles en zones urbaines ou semi-urbaines. Madame la Dasen l’a d’ailleurs explicité dans
La Semaine de l’Allier du 25 février dernier : « On peut dire que les retraits sur l’urbain sont le premier acte de la mise en oeuvre de la convention. »

En « échange » d’un engagement verbal de l’Etat au simple maintien du nombre départemental du nombre d’enseignants (mais pas des classes !), il s’agit de vous associe aux regroupements d’écoles, à la ville cette année puis à la campagne pour les années à venir, dans une logique de concentration. Cela va de pair avec le recul de l’ensemble des services publics et l’affaiblissement des communes.

Nous ne doutons pas que ceux d’entre vous qui ont approuvé la convention avaient de bonnes intentions ou pensaient contribuer à limiter les dégâts. Mais il est à présent clair que bien au contraire, l’objectif de la convention est votre association à une politique de non développement du service public et de concentration croissante : On vous demande de
scier vous-même la branche sur laquelle vous êtes assis. Et cette branche, c’est la démocratie, ce sont les communes, ce sont les services publics.

Il est donc de votre responsabilité démocratique de mettre vos actes en accord avec vos
déclarations sur la ruralité et sur les besoins des populations que vous représentez : Retirer
votre signature rétablirait l’unité de tous les amis de l’école publique dans l’Allier, qui a
déjà contribué par le passé à préserver notre tissu scolaire. C’est nécessaire aujourd’hui même pour obtenir le rétablissement des classes supprimées, et indispensable demain pour protéger l’égalité d’accès des enfants à l’école publique.

tract Maires congrès des DDEN SAint Yorre

Et signez la pétition :

https://www.change.org/p/najat-vallaud-belkacem-dans-l-allier-non-aux-suppressions-de-classes?recruiter=3483103&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=share_facebook_responsive&utm_term=des-md-share_petition-no_msg&recuruit_context=fb_share_mention_control&fb_ref=Default

Ce mouvement ne va pas s’arrêter.

1500 à Montluçon, 500 à Moulins, 400 à Vichy, et surtout, surtout, une ambiance fraternelle et combative qui monte, qui monte.

Ce mouvement ne va pas s’arrêter.

La FSU Allier invite d’ores et déjà à la contacter celles et ceux de nos collègues et syndiqués qui comptent monter sur Paris en manifestation nationale le mardi 14 juin : 06 79 61 68 40 ou 04 70 97 09 70.

Et rappelons-le : en cas de réquisition des raffineries, en cas d’accès de violence gouvernementale, tous sur le front pour défendre les libertés publiques :

Les ouvriers des raffineries ne nous prennent pas en otages, ils nous représentent. Gouvernement, patronat, droite et extrême-droite en appellent à la force, à la réquisition, et d’ores et déjà ont provoqué de nombreuses violences. Ce sont eux qui sont la minorité qui bloque. S’ils devaient franchir une étape nouvelle dans leur escalade, provoquant des drames ou tentant la réquisition, alors la place des personnels de l’enseignement public serait d’être, quelle que soit la date, en grève et au premier rang pour la défense des libertés.

 

Les ouvriers des raffineries ont raison.

Le Conseil fédéral départemental de la FSU de l’Allier, réuni le mercredi 25 mai à Tronget, a pris les décisions suivantes :

  1. Nous nous adressons solennellement aux personnels que nous représentons :

Les ouvriers des raffineries ne nous prennent pas en otages, ils nous représentent. Gouvernement, patronat, droite et extrême-droite en appellent à la force, à la réquisition, et d’ores et déjà ont provoqué de nombreuses violences. Ce sont eux qui sont la minorité qui bloque. S’ils devaient franchir une étape nouvelle dans leur escalade, provoquant des drames ou tentant la réquisition, alors la place des personnels de l’enseignement public serait d’être, quelle que soit la date, en grève et au premier rang pour la défense des libertés.

Contre la répression anti-syndicale notre section départementale se prononce pour la libération d’Antoine, militant CGT à l’Hôpital de Vichy, incarcéré à Clermont-Ferrand, et a adressé le message suivant au préfet du Nord pour exiger la libération d’un autre militant CGT, de Valencienne (également prénommé Antoine) :

A l’attention de M. le Préfet du Nord,

Monsieur le Préfet,

Notre camarade Antoine, âgé de 28 ans et militant de la CGT Valenciennes, a été écroué le 19 mai suite à son interpellation brutale lors de la manifestation du 17 mai à Lille. Antoine est mobilisé contre la loi « travail » et il nous est insupportable de le savoir en prison.
Nous exigeons sa libération immédiate et la levée de toutes les poursuites à son encontre.

Veuillez agréer, M. le Préfet, l’expression de l’attachement de notre section syndicale départementale à la défense des libertés publiques.
A Tronget, le Conseil Fédéral Départemental de la FSU (Fédération Syndicale Unitaire de l’Allier), réuni le 25 mai 2016.

2. La rédaction prochaine d’un tract aux personnels de l’enseignement public sur les mobilisations contre la loi El Khomri, qui instaure un code du travail par entreprise exactement comme les contre-réforme en cours, comme la réforme du collège, visent à l’éclatement du service public.

3. Le plein soutien de la FSU départementale à la poursuite de l’action du Collectif départemental pour la défense de l’école publique constitué à Broût-Vernet le 3 mars dernier.

4.Si la situation bloquée par M.M. Gattaz, Hollande, Valls et Macron n’a pas été débloquée d’ici là, nous prendrons part à la manifestation nationale appelée par l’intersyndicale nationale avec les mots d’ordre de retrait de la loi El Khomri et de la réforme du collège.

En grève le 26 mai.

La FSU de l’Allier avec les confédérations CGT et FO, Solidaires, l’UNEF et l’UNL, appelle à la grève le jeudi 26 mai et à manifester à 15 h : place d’Allier à Moulins, place Jean Dormoy à Montluçon, place de la Poste à Vichy.

Les travailleurs des raffineries, les routiers, les dockers, les marins, les cheminots, ne nous prennent pas en otage, au contraire : ils nous représentent.

Ils représentent le monde du travail, fonction publique inclue, et la jeunesse de ce pays qui défend la civilisation du code du travail, de la sécurité sociale et des services public, sans lesquels liberté, égalité et fraternité sont des mots creux.

Nous sommes les réformistes. C’est en exigeant le retrait de la loi El Khomri que les routiers ont imposé au secrétaire d’Etat aux Transports la promesse du maintien de la rémunération de leurs heures supp’ à + 25%, en contradiction avec le projet de loi. C’est comme un effet collatéral des mobilisations actuelles que la prime des professeurs d’école a été revalorisée de 800 euros.

Dans l’enseignement public, le 49-3 s’appelle application à la hussarde de la « réforme du collège » de la 6° à la 3° à la prochaine rentrée. Pas une réforme, mais une contre-réforme, instaurant inégalité et baisse des droits, dans la même logique que les autres contre-réformes en cours loi El Khomri en tête.

La place et le rôle social des personnels de l’enseignement public est donc dans la grève et dans la rue ce jeudi 26 mai.

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Conférence sur le handicap 2016 : mythes et réalités.

Par Nadège Fagnot, responsable AESH et AED pour le SNES-FSU 03 et représentante FSU à la Commission Consultative Paritaire académique.

Le 19 mai 2016 se tenait la conférence nationale sur le handicap. François Hollande a annoncé :

« Notre ambition est de faire en sorte que la personne handicapée ne se heurte à aucune frontière, aucune limite, aucune barrière physique ou morale dans ses projets. »

Cependant c’est la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) dans les Commissions des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) qui décode de leur orientation, sans être tenue de prendre en compte la volonté de l’enfant et de la famille, ni l’avis de l’enseignant qui a eu l’enfant pendant 4 ans et qui sait de quoi il est capable scolairement et socialement.

Où est l’ambition citée par le Président de la République ? Celui-ci a déclaré :

« Regardons la vérité en face, bon nombre de ces auxiliaires de vie ont un statut précaire aujourd’hui, fait de contrats limités dans le temps et c’est une double fragilité. Fragilité pour les personnels qui ne savent pas ce que leur avenir sera fait et fragilité pour la relation entre l’enfant et l’adulte. Or l’enfant s’attache à l’adulte qui va l’accompagner et l’enfant, comme la famille d’ailleurs, ne comprend pas qu’au bout de quelques mois l’adulte ne soit plus là ou que ce soit un autre qui vienne avec l’apprentissage que cela suppose. 

  • Le terme « bon nombre de ces auxiliaires de vie ont un statut précaire » ne correspond pas à la réalité. Ce sont TOUS les auxiliaires de vie qui ont un statut précaire. Très peu de temps plein à 1100 € de salaire, un 50 % en 1ère année de CDI c’est 600 €.

  • « Or l’enfant s’attache … ne comprend pas qu’au bout de quelques mois l’adulte ne soit plus là » : Il est bien précisé dans les entretiens de recrutement et les mises en situation qu’il ne faut pas que les AVS ou AESH ne s’attachent aux élèves, et réciproquement, et pour cela même les AESH en CDD de droit public se voient attribuer un autre poste la rentrée suivante. Rare sont les AESH qui restent avec le même élève plusieurs années. Cependant cela existe avec un appui prononcé des directeurs d’écoles et des parents !

Poursuivons les propos de F. Hollande :

« Alors, le gouvernement engagera dès la rentrée 2016 la transformation progressive des contrats aidés d’auxiliaires de vie scolaire en contrat d’accompagnants des élèves en situation de handicap. Ce qui signifie la création de 32 000 contrats d’accompagnants supplémentaires sur les cinq prochaines années, dont plus de 6 000 dès la rentrée 2016. A terme, ce seront donc 50 000 professionnels au total, en équivalents temps pleins, qui seront disponibles, avec une plus grande continuité d’intervention auprès des élèves et de véritables perspectives pour les salariés exerçant ces fonctions.»

Le fait que les contrats aidés d’AVS soit transformés en contrat AESH existe déjà depuis des années. Mais dans quelles proportions les personnes en CUI-CAE seront amenées à accéder à un à contrat de droit public ? Dans ce discours, les AESH déjà en CDD ne sont pas pris en compte.

Plusieurs problèmes vont se poser :

  • Actuellement le niveau de recrutement des contrats aidés n’est pas le même qu’un AESH employé par les EPLE (Etablissement Public Local d’Enseignement) ou par les DASEN (Direction Académique des Services de l’Education Nationale)

  • Avec le nouveau diplôme quelles seront les personnes prioritaires aux recrutements sur des CDD de droit public ?

  • Environ 2/3 des faisant fonction d’AESH sont aujourd’hui en contrat CUI et l’annonce de Hollande ne concerne que 40% de ces personnels : elle signifie donc en réalité qu’il y aura des milliers de CUI qui n’accéderont PAS au CDD !

« Cela va changer la vie de ces personnes, cela va leur donner davantage de certitudes quant à leur avenir. Cela va changer la vie des enfants scolarisés, de tous les enfants scolarisés, ceux qui sont accompagnés comme ceux qui ne sont pas accompagnés. Cela va également changer la vie des personnels éducatifs qui auront maintenant de véritables équipes pour accompagner les enfants en situation de handicap. C’est une grande réforme, non pas pour le handicap, c’est une grande réforme pour l’école de la République ; parce que ce que nous devons faire c’est que le plus d’enfants possible soient accueillis dans l’école et avec des personnels qualifiés. »

Ce n’est pas d’avoir un CDD de droit public qui changera la vie de ces personnes !

La précarité est la même, les conditions de travail également. La certitude quant à l’avenir des AESH est la même que pour ceux en CUI, mais sur une période de 6 ans au lieu de 2 ans. A chaque fin d’année scolaire le sort des AESH reste incertain, alors que la loi permet de faire, dans les EPLE, des contrats de 3 ans jamais proposés.

« De véritables équipes » « avec des personnels qualifiés » : Bien que les AESH doivent participer aux ESS (Equipes de Suivi de la Scolarisation), leur avis n’est que très rarement sollicité. Ce sont souvent « les personnes au fond de la classe avec qui on n’échange pas ». Et pour être considérées comme des personnes qualifiés et être crédibles face à l’équipe enseignante, il faudrait un minimum de formations qui sont inexistantes.

Après comme avant la faussement mirifique déclaration présidentielle, les revendications restent donc les mêmes :

  • Revalorisation des salaires et surtout une grille indiciaire des AESH en CDI qui soit réellement une évolution de carrière et non pas un réajustement sur le SMIC.

  • Un recrutement centralisé et l’abrogation de tous ces contrats différents pour une même mission.

  • Une reconnaissance du diplôme au niveau V

  • Une reconnaissance de notre travail dans son intégralité et des services à temps complet.

  • De véritables formations.

Nadège Fagnot, le 22/05/16.

Soutien à Laurent Indrusiak.

Quel symbole et peut-être plus encore : la veille du 49-3 Laurent Indrusiak, secrétaire de l’Union Départementale CGT de l’Allier, a été mis en examen suite à une plainte pour diffamation datant de deux ans, par un juge d’instruction de Montluçon, en raison d’un tract portant sur les conditions de travail dans l’entreprise Environnement Recycling, qui recycle des déchets électroniques, un tract qui parlait de « cynisme » envers les salariés.

Il s’agit de toxicité et de santé au travail. Des sujets essentiels, pour lesquels l’Association Henri Pézerat qui défend les victimes de l’amiante et l’Association des malades de la chimie, sont venues soutenir Laurent devant le TGI de Montuçon ce 11 mai.

C’est une attaque ciblée contre le syndicalisme, elle nous concerne tous au delà de la CGT – la FSU ainsi que FO et Solidaires se sont exprimés et les organisations qui soutiennent la loi El Khomri s’honoreraient à le faire aussi – dans un contexte où l’action syndicale unitaire et indépendante s’affirme de plus en plus comme le rempart des libertés publiques.

Laurent, on va tous te défendre, on va tous nous défendre.

Alerte 49-3.

En ce 10 mai – un anniversaire …- le premier ministre a décidé de faire passer la loi El Khomri en première lecture à l’Assemblée nationale par le 49-3.

A l’heure où sont écrites ces lignes, des milliers de manifestants à Paris se sont spontanément dirigés vers l’Assemblée nationale, où tentent de le faire.

Ils représentant la majorité et toute violence contre eux, inaugurant le 49-3, sera portée au compte des destructeurs du code du travail et des services publics.

L’intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires-UNEF-UNL de l’Allier a d’ores et déjà appelé à manifester jeudi à 12h devant les permanences des députés, pour préparer la grève le mardi 17 mai où les fédérations FO et CGT des Transports routiers lancent une grève reconductible pour le retrait de la loi El Khomri.

Le passage au 49-3, avec le vote d’une ou de plusieurs motions de censure jeudi, impose de renforcer notre action dés jeudi.

Pour le syndicalisme la démocratie vaut toujours mieux que le maintien à tout prix d’un gouvernement.

A bas le 49-3 ! A bas la loi El Khomri ! Démocratie !