Mois: avril 2016

Grève générale le 28 avril et fête départementale pour l’école publique le 4 mai.

Ce jeudi 28 avril la CGT la CGT-FO, la FSU, Solidaires, l’UNEF et plusieurs organisations de jeunesse appellent à la grève interprofessionnelle pour le RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI détruisant le code du travail.  Tract unitaire pour le 28 avril 2016

Si ce projet de loi n’est pas retiré se pose a question de la grève totale pour l’imposer, le débat public à l’assemblée nationale commençant le 3 mai : https://fsu03.wordpress.com/2016/04/11/comment-gagner/

Dimanche 1° mai nous poursuivrons dans l’unité avec les rassemblements dans nos trois villes à 10h 30.

Nous agissons pour la civilisation du code du travail, de la sécurité sociale et des services publics, avec en son coeur l’école publique laïque !

Pour la défense des classes, des écoles et des postes, contre la réforme du collège, contre la politique de regroupements et contre l’inégalité organisée entre écoles et entre établissements, la FSU 03 appelle collègues et syndiqués à faire le succès et la convivialité de la FETE DEPARTEMENTALE DE DEFENSE DE L’ECOLE PUBLIQUE organisée par le Collectif départemental avec les syndicats de la FSU, de la CGT, de FO, de SUD et la FCPE 03, le mercredi 4 mai à Broût-Vernet de 18h à 23h :

- 18 h : Apéritif

- 19h : Déclaration publique sur les actions à venir pour la défense de l’école publique dans l’Allier et conférence de presse

- 20h : Repas (barbecue)

- 22h : Concert

Inscriptions bienvenues pour adapter la quantité de nourriture, ICI :

http://03.snuipp.fr/spip.php?article3976

jpg_fete_4_mai_cover_3

Publicités

Cambriolages et « paiement des charges » contre locaux syndicaux.

Ce jeudi 14 avril les locaux syndicaux à la Mutualité à Vichy ont ENCORE été cambriolés.

Petit rappel : en 2014 la mairie ne renouvelle pas le poste de gardien. Janvier 2015 : cambriolage général, vol des ordinateurs de tous les syndicats. Ceci s’est reproduit une fois envers la FSU … et 10 fois envers la CGT. La mairie a fait refaire la porte d’entrée, fracturée, et imposé une clef unique par syndicat – ce qui pose un évident problème de fonctionnement. Ceci n’a pas empêché le énième cambriolage de ce jeudi. Les trois ordinateurs du local FSU ont été volés, et les locaux CGT, FO et CGC ont été fracturés. Nous avons porté plainte.

Sans aucun procès d’intention il est à ce stade permis de poser la question : on se moque de qui ?

Pendant ce temps, à Montluçon, la mairie entend « faire payer les charges » aux syndicats. L’intervention énergique, contrainte, de la CGT et de la FSU au conseil communautaire (voir ici : https://snes03.wordpress.com/2016/03/02/pedagogie-a-montlucon/) a enfin permis une rencontre entre LES syndicats (jusque là il ne voulait pas les recevoir ensemble) et le représentant de la mairie. Cette rencontre (syndicats présents : FSU, CGT, UNSA, CFTC, Solidaires, qui n’a pas de locaux, ayant été « refusé ») s’est déroulée le 9 mars dernier. Nous avons été surpris de découvrir le caractère hasardeux, pour ne pas dire folklorique, des modes de calculs des dites « charges », envisageant par exemple de faire payer l’eau à la FSU qui n’a pas l’eau. Les indications données par M. Momcilovic : on ne fera pas de travaux de rénovation sauf à faire payer carrément des loyers, on peut vendre les locaux, la loi NOTRE (réforme territoriale) peut interdire qu’une municipalité loge des syndicats départementaux … sont extrêmement négatives.

Depuis, une délégation CGT-FO-FSU-Solidaires a été reçue par le sous-préfet de Montluçon sur ce sujet, qui a accepté de tenter une médiation pour une rencontre entre syndicats et municipalités, sur laquelle nous n’avons pas d’information à ce jour.

Rappelons enfin qu’à Moulins la FSU, longtemps sans local, paie l’équivalent d’un loyer auprès de la Ligue de l’Enseignement.

L’abandon au fil de l’eau ou ce qui y ressemble à Vichy, la volonté de « faire payer les syndicats » à Montluçon, vont-elles conduire la FSU de l’Allier à demander au principal employeur des personnels que nous représentons, l’Education nationale, qui se distingue entre tous les secteurs de la fonction publique par le peu de moyens matériels qu’il attribue aux organisations syndicales, de nous loger enfin, chez nous en quelque sorte ?

Dans l’immédiat, tous ensemble avec tous les syndicats concernés, nous tirons la sonnette d’alarme.

 

Comment gagner ?

 

Le conseil départemental (CDFD) de la FSU Allier, réuni le jeudi 7 avril 2016, informé de l’appel national à une prochaine journée d’action interprofessionnelle le 28 avril, exprime son inquiétude, qui est celle de la plupart des militants syndicaux, de toutes organisations, engagés dans le mouvement pour le retrait de la loi El Khomri.

Nous ne voulons pas reproduire le scénario de 2010 et c’est pour cela que la journée du 9 mars, à l’encontre du premier communiqué national rédigé avec la CFDT, a imposé l’unité pour le retrait CGT-FO-FSU-Solidaires-UNEF-organisations de jeunes.

La force des mobilisations et la journée du 31 mars l’ont montré : pour le retrait de la loi El Khomri, un appel confédéral national, appuyé par la FSU, à la grève totale, aurait déjà pu assurer la victoire.

Appelez-nous à des grèves efficaces et pas à des actions « saute-mouton » ad vitam aeternam !

Cette question se pose à nouveau avec la grève interprofessionnelle du 28 avril, le 1° mai et le début officiel du débat parlementaire public sur cette loi prévu le 3 mai : c’est la grève totale pour imposer le retrait qui est possible et nécessaire.

Le CDFD constate que la déclaration départementale commune CGT-FO-FSU-Solidaires-UNEF-UNL lue dans les manifestations du 9 avril se termine en appelant à se réunir « par entreprises, établissements, secteurs professionnels, pour préparer et réussir cette grève, envisager la suite et préparer, si besoin, la grève reconductible afin d’arracher le retrait de la loi « anti-travail ».

Il estime nécessaire que ceci soit débattu dans toutes nos structures syndicales à tous les niveaux, ainsi que les nombreuses initiatives soulevant ces questions décisives telles que le texte « On bloque tout » (http://onbloquetout.org/).

La mobilisation des personnels de l’enseignement public a été assez faible à ce jour, alors que ceux-ci partagent les sentiments des secteurs mobilisés et veulent encore et toujours l’abrogation de la réforme du collège et l’inversion de la politique de réduction de moyens et de regroupements des services publics. La grève totale pour le retrait, ce n’est pas la grève interminable, bien au contraire : si les personnels sentent que la volonté nationale est là ils en seront. La FSU a ici tout son rôle à jouer.

Nous ferons quant à nous ce que nous pourrons pour le jouer.

L’intervention unitaire de ce samedi 9 avril.

En voici la conclusion :

Cher-e-s ami-e-s, cher-e-s camarades, merci de votre présence et poursuivons, amplifions le mouvement !!! Nos organisations appellent nationalement à une journée de grève interprofessionnelle le jeudi 28 avril. Organisons-nous, discutons, réunissons-nous par entreprises, établissements, secteurs professionnels, pour préparer et réussir cette grève, envisager la suite et préparer, si besoin, la grève reconductible afin d’arracher le retrait de la loi « anti-travail »
A très bientôt. On ne lâche rien. Donnons-nous les moyens de gagner.

08.04.2016 Prise de parole intersyndicale manif 9 avril 2016

Intervention pour la FSU à Montluçon :

ob_101677_manifcontreloitravailmontlucon09avril

La lettre n° 24 du Réseau Education Sans Frontières de l’Allier.

La FSU, au niveau national et départemental, est partie prenante du Réseau Education San Frontières (RESF) qui agit pour le respect effectif – dont on est loin aujourd’hui en France – de la convention internationale des droits de l’enfant : un toit, une école, des papiers, des droits.

Le bulletin n°24 donne des informations, annonce les prochaines actions de RESF dans l’Allier les 9 et 24 avril, rend compte de la récente rencontre nationale de RESF qui a eu lieu dans notre département, à Blomard, et rend hommage à notre amie Brigitte Lambert, poètesse et calligraphe, décédée le 7 mars dernier :

Lettre 24

Samedi 9 avril 15h Moulins Montluçon Vichy

La journée du mardi 5 avril a vu des manifestations de jeunes et, dans l’ensemble de la France, une répression et des provocations nombreuses, sur lesquelles les nombreuses scènes filmées, tournant sur les réseaux sociaux, composent un dossier de plus en plus accablant … pour nos gouvernants.

Ce genre de choses a été à ce jour évité dans l’Allier. Mais la vraie garantie c’est que la masse des salariés adultes, et parmi elle celle des personnels de l’enseignement public, soit présente là où est sa place.

Samedi prochain nous devons être très nombreux pour exprimer le refus sans nul doute majoritaire d’une régression totale. Le retrait de la loi « travail » veut dire aussi stopper tous les reculs à l’encontre des services publics et de l’école publique.

Voici le tract intersyndical Allier appelant aux manifestations à 15h place Jean Dormoy, place d’Allier et place de la Poste :

04.04.2016 Tract 9 avril pour le retrait du projet de loi El Khomri modifs FO

 

5 avril : démocratie, où es-tu ?

Ce mardi 5 avril, la CGT, la CGT-FO, la FSU, Solidaires, l’UNEF et l’UNL de l’Allier avaient appelé à interpeller les 3 députés de notre département, pour qu’ils votent contre la loi El Khomri, qui permettrait à la loi de l’entreprise de passer devant la loi, devant le droit commun.

Outre les actions diverses de cette journée dans l’Allier – manifestation le matin à Moulins, délégation au ministre de passage Le Drian à Montluçon, et tout à l’heure rassemblement à 17h devant la sous-préfecture à Vichy- nos organisations se sont donc rendues à midi devant les permanences des trois députés, G. Chambefort (PS) à Yzeure, G. Lesterling (PS) à Montluçon, G. Charasse (PRG) à Vichy.

Aucun n’était là. Il devrait pourtant aller de soi que les députés soient là, où qu’ils soient représentés avec une position à exprimer, quand des organisations représentatives du monde du travail et de la jeunesse souhaitent s’adresser à eux, surtout au vu de ce qui se passe en ce moment dans ce pays, non ? Surtout quand ils ont été élus sur tout ce qu’on veut, mais certainement pas sur l’inversion de la hiérarchie des normes dans le droit du travail, certainement pas pour revenir sur toutes les conquêtes sociales du XX° siècle !

Il fut un temps, pas si lointain, où leur présence allait de soi et s’imposait. On appelait ça la démocratie.

12933098_205364726520459_1355106549255504672_n.jpg

 

Conseil Départemental : vote illégitime.

Ce dimanche matin ce sont à nouveau plusieurs centaines de fonctionnaires territoriaux qui se sont rendus au siège, et ont à nouveau investi la session, exprimant leur refus collectif de la hausse du temps de travail et leur attachement au service public.

La session s’est toutefois tenue dans une ambiance plus qu’houleuse, certains responsables syndicaux disant ne pas avoir l’intention d’empêcher le vote mais juste de lui faire honte, le président G. Dériot refusant ne serait-ce que l’entrée de 50 personnes … et des vigiles ayant été requis pour la circonstance ! Malgré tout cela, les personnels ont envahi la session au moment du vote et fortement exprimé leur volonté, qui aurait certainement, et sens violence, pu et dû s’imposer : pas de hausse du temps de travail, pas d’aménagement des « 1607 heures effectives », pas de vote, pas de session.. car s’il y a eu finalement vote et session, ce vote et cette session laissent rêveurs :

-il y avait 39 participants alors qu’il y a 38 conseillers départementaux !

-le président G. Dériot décide alors d’un second vote dans un climat plus que folklorique, l’opposition (PS-PCF-PRG) quitte la salle, et les mesures antisociales sont adoptées par 20 voix.

L’illégitimité démocratique ne fait pas de doute, la légalité elle-même doit être questionnée (des élus vont semble-t-il déposer un recours à ce sujet). Devant l’Hôtel du département, les élus B. Pozzoli (PS) et J.P. Dufrègne (PCF) ont déclaré soutenir les personnels. Tant mieux, mais tout le monde voit bien la ressemblance entre ce qui se passe au Conseil départemental et ce qui se passe dans le pays. Si la loi El Khomri, qui elle aussi vise à la hausse généralisée du temps de travail et à la baisse des salaires réels, était adoptée, est-ce que cela ne risque pas de l’être dans des conditions un tantinet similaires ?

Il faut donc l’empêcher, et c’est ainsi que nous gagnerons aussi sur l’ensemble des revendications du monde du travail et de la jeunesse, contre-réforme du collège et fermetures de classes comprises.

12931175_1318588338156771_4526959463306515316_n

Non à la hausse du temps de travail au Conseil départemental.

Jeudi 31 mars,  en même temps que se déroulait le mouvement d’ensemble du monde du travail et de la jeunesse pour le retrait de la loi « El Khomri », les personnels du Conseil départemental de l’Allier se sont, à plusieurs centaines, mobilisés au siège et ont empêché le déroulement de la session, à laquelle devait être soumises de soi-disant mesures d’économie consistant à augmenter le temps de travail des personnels, par un alignement sur les 1607 heures annuelles « effectives » au moyen de la suppression de 4 jours de congés. Les tentatives de faire passer le principe de la hausse du temps de travail en répartissant la douleur sur toute l’année, par des minutes en plus certains jours – ce qui aurait notamment aggravé la situation déjà mauvaise des agents de collège- ont échoué.

Chaque élu, y compris ceux de la majorité départementale actuelle, devrait en toute bonne foi se poser la question : en quoi la hausse du temps de travail des fonctionnaires territoriaux va-t-elle faire faire des économies à la collectivité ? Poser la question c’est y répondre : AUCUNE !

Par contre, il s’agit bien d’une offensive visant à faire monter le temps de travail, sans augmenter les salaires – donc à faire baisser la valeur du salaire horaire. Comme dans tous les secteurs, comme le fait la loi « El Khomri ».

Alors qu’une session du Conseil Départementale était prévue mi-avril, son président G. Dériot a décidé d’en faire une … demain matin dimanche, en fermant les entrées, avec comme seul point à l’ordre-du-jour : la hausse du temps de travail (appelée « remise en cause de certains avantages » !).

Tous les personnels départementaux ont leur place dans les mobilisations communes contre la loi « El Khomri », qui elles aussi portent sur la défense du temps de travail et de la valeur du salaire horaire.

La FSU, présente parmi les agents territoriaux avec son syndicat le SNUTER-FSU (ancien SNUACTE-FSU), appelle les agents à être présents demain matin. La délibération de hausse du temps de travail, petite « loi El Khomri » du Conseil départemental de l’Allier, risque d’être adoptée dans des conditions honteuses, loin de toute légitimité démocratique.

Appel intersyndical Allier aux 5 avril et 9 avril.

L’intersyndicale départementale réunie ce vendredi après-midi à Montluçon a adopté l’appel suivant. Pour la FSU 03, la question posée au niveau national est bien celle de la grève générale, ce qui ne veut pas dire « grève jusqu’à ce que mort s’ensuive » mais bien montée en puissance rapide, pour régler la question. Nous soutenons les jeunes mais ils ne doivent pas être le substitut de la grève unitaire à construire dans tous les secteurs, dont les notre, avec l’enseignement public. Interpeller les députés qui ne doivent pas voter contre ceux-là même qui les ont élus, élargir toujours plus un formidable mouvement populaire ordonné et convivial, réussir une mobilisation historique le samedi des vacances de Pâques, peuvent concourir à cet objectif.

Communiqué lntersyndical-1

Communiqué des organisations syndicales de l’Allier
CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL
Un puissant 31 mars
Maintenant, ne pas reculer !
Plus d’un million de personnes dans 260 villes de France ont démontré la détermination sans faille des étudiants, lycéens, salariés, privés d’emploi et retraités, pour obtenir le retrait du projet de la « loi travail ».
Avec plus de 6000 manifestants dans l’Allier (2000 à Moulins, 2500 à Montluçon et 1500 à Vichy), notre département a contribué à la réussite de cette journée de mobilisation.
Comme toujours, le gouvernement répète qu’il ne cédera pas. Ne nous laissons pas intimider par ces discours. Juppé en 1995, Villepin en 2006 pour le CPE, tenaient ces mêmes discours.
Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL réaffirment que dans un contexte de hausse du chômage, d’explosion de la précarité et de la pauvreté, ce texte va organiser une régression généralisée des droits, créer un dumping social entre les entreprises d’un même territoire et d’une même branche et aggraver les inégalités entre les salarié-es.
Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, ce projet de loi travail ne créerait en aucun cas les emplois pérennes nécessaires à la relance et à l’investissement.
Le gouvernement doit entendre les milliers de lycéens, de salariés mobilisés hier dans la rue, mais aussi très nombreux dans les entreprises, avec de nombreux appels à la grève. II doit entendre tous les citoyen-nes qui s’expriment, 70% de la population estime en effet, qu’il faut retirer le texte, qu’il n’est pas amendable, sa philosophie globale restant inchangée.
L’intersyndicale dans l’Allier : CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNEF, UNEL appelle à d’autres journées d’actions.
Nous appelons les salariés, les retraités, les jeunes :
• Le 5 avril, à interpeller partout les parlementaires et à participer aux mobilisations initiées par les organisations de jeunesse. Rassemblement 12 h, devant les permanences des députés du département afin de réaffirmer notre opposition à ce projet de loi, afin de faire connaître nos revendications, mais surtout de préparer le 9 avril.

• Le 9 avril, nous appelons à une nouvelle grande journée d’action, de grèves et de manifestations.

Lieu de départ des manifestations :
15 h : place d’Allier à Moulins
15h : place Jean Dormoy à Montluçon
15 h : place de la Poste à Vichy
Si le gouvernement ne répond pas, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL resteront déterminées à poursuivre et amplifier la mobilisation pour obtenir Ie retrait du projet de loi travail et à conquérir de nouveaux droits sociaux y compris par les manifestations et la grève interprofessionnelle.